mardi, 21 juin 2011

Dans ce coin-ci c'est fini

Au revoir à tous et merci!

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mercredi, 23 février 2011

Babette Rabelais!

"Quand l'appétit va, tout va!"

 

Obelix, gaulois.

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vendredi, 18 février 2011

Dîner de Babette

Le Dîner de Babette

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jeudi, 17 février 2011

Molière? Vous avez dit Molière?

L'histoire est écrite par les vainqueurs... qui en doutait?

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mercredi, 26 janvier 2011

Le Malade Imaginaire

Les années passent pour tout le monde. Voilà que de plus en plus, d’encombrantes lunettes viennent se percher sur mon nez. Alors qu’il y a peu encor je pouvais me vanter sans l’ombre d’un scrupule d’une vision d’aigle (royal !) et du regard filtrant cher à Topaze, force est de constater que mes yeux ne se plissent plus que pour m’assurer que le gribouillis que je pose sur cette feuille blanche est bien de l’écriture. Fatalitas ! Et si un jour, je ne pouvais plus m’en passer ; qu’adviendrait-il de moi ? Ça c’est un coup à déprimer sec. Heureusement qu’il fait grand beau dehors malgré la température à ras du sol que nous subissons ces temps-ci. Ça réchauffe le cœur à défaut de l’épiderme.

 

Bref. Tout ça pour vous dire que ça va.

 

Voilà plus d’une semaine que le Malade Imaginaire se joue chez nous. Et quasiment à guichets fermés, comme on dit. Au total, plus de mille élèves vont voir le spectacle ! Et si tout continue à se passer comme jusque là (et je ne vois pas pourquoi il en serait autrement) ça va être top !

 

Un joli et tout simple succès pour l’équipe de création dont la recette n’est pas très compliquée. Il suffit d’un texte et de quelques acteurs. Un texte drôle, efficace, universel et atemporel, qu’on évitera de sacraliser, prit en charge par des acteurs doués, efficaces, inventifs, généreux et qui s’amusent. Que demander de plus ? On ne peut être que séduit.

 

Finalement, c’est pas pour dire, mais on vit une belle saison. C’est comme qui dirait un air de fête qui embaume la maison et la rend plus belle. S’il avait fallu lui rendre un dernier hommage avant son grand lifting, nous n’aurions pas plu faire mieux. Après tout, quoi de plus glorieux pour un théâtre que les applaudissements de spectateurs heureux et la petite vanité toute réjouissante de l’artisan acteur content et fier de son travail. Aimes-ton prochain comme toi-même disait le poète. Et il avait bien raison. Aime ton théâtre comme toi-même et roulez jeunesse !

 

De toute façon, pour le temps qu’il nous reste à vivre, y a-t-il quelque chose de plus raisonnable à faire ?

 

Miguel

lundi, 10 janvier 2011

Bilan 2010 et Départ 2011

Pour ma part, rien de tel parfois que de s’éloigner un peu pour avoir le bon point de vue et la vision d’ensemble du panorama dans lequel je gigotte. C’est ainsi que je suis parti quelques jours en terre fribourgeoise. Oh, pas longtemps, juste la durée nécessaire pour récupérer quelques heures de sommeil oubliées et regarder un peu autour de moi. Bon. Aussitôt dit, aussitôt fait. Voilà. J’y suis. Et c’est du fond de mon bistrot fribourgeois où je m’apprête à déguster mon plat du jour, que je contemple mon année 2010. De mon coin, j’entends Juan le patron du restaurant courir, efficace, entre cuisine et salle. J’entends aussi de la variété espagnole diffusée dans la salle à une hauteur civilisée de décibel et je vois que la télévision est branchée sur TVE International mais sans le son. Autant dire que l’heure est exquise et que pour l’instant ma vision du monde depuis mon point de recul bien au chaud dans ce bistrot se limite à la perspective réjouissante de mon steack sur le pont d’arriver. Non, je ne rêve pas ; je suis en vacances.

Bon. Le point. Ne perdons pas de vue le point. Parce qu’après tout, c’est tout de même l’objectif de cette escapade fribourgeoise : faire le point sur l’année écoulée.

Bon.

C’était bien.

Non, sans rire. C’était bien ! Une année fertile et riche et encourageante.

Des spectacles variés et de qualité, des artistes et des artisans du spectacle heureux de travailler chez nous, sur ce plateau de mémoire. Un public en constante augmentation et plus de 400 abonnés. Une équipe d’accueil ouverte, dynamique et efficace. Un staff aguerri qui tourne à plein régime. Un comité enthousiaste et des membres de l’association qui répondent présents et qui sont attentifs à la vie en Cavale. Et l’addition de tout cela, c’est le plaisir d’un soir à Pitoëff. D’un soir ou d’une saison. Mais pas seulement, c’est aussi le plaisir qu’on ramène avec soi et qu’on diffuse plus loin. Car s’il n’était pas diffusé plus loin, si ce plaisir-là n’était pas partagé, encouragé, s’il n’était que pour soi, égoïste, privé, esseulé, il y a longtemps que nous aurions rendu Pitoëff à la poussière et à ses fantômes.

Bien sûr cette année ne s’est pas déroulée sans accrocs, sans malentendu, sans coup de gueule et autres bisbilles. Bien sûr, j’y ai croisé quelques deuils, deux ou trois déceptions, des petites rancœurs et des minimes coups de griffe mais quelle est l’activité humaine qui n’est pas assaisonnée de la sorte ? Nous avons mis de la vie à Pitoëff et nous savons tous que la vie, ça sent pas toujours la rose, mais c’est la vie.

Voilà, mon assiette est poutzée, comme on dit par chez nous, et pareil au sentiment de satiété qu’il me laisse et devient peu à peu un agréable souvenir, de même après avoir regardé en arrière, jaugé le chemin parcouru, il faut bien me résoudre à jeter un coup d’œil en avant et repérer la route à venir, ses écueils et ses dangers.

Parmi tous ces écueils, le plus important sera le démarrage des travaux qui vont avoir lieu dans le théâtre. D’une durée annoncée d’environ un an, ils nous obligent à immigrer ailleurs. ET là est le plus grand danger : perdre des gens en route.

A force d’avoir voulu créer une habitude, celle pour le spectateur lambda de venir à Pitoëff, il est dur d’y faire une entorse pour un an. Pour tout vous dire, ça fait plutôt peur. Parce que quoi qu’on en dise, c’est chez nous. Oui, je sais, c’est pas pour la vie et nous ne mourrons pas sur scène comme feu un collègue bien connu. Mais c’est chez nous, nom de bleu ! Et aller ailleurs, c’est aller chez les autres… Et là, nous, on a un peu peur de déranger. Voilà, voilà. Bon, vous me direz, et vous aurez raison, que ce n’est qu’une étape, une forme de traversée du désert mais annoncée, ce qui est une chance puisque nous pouvons nous y préparer. Et puis, après, on aura un théâtre tout neuf ! Aux normes, spacieux, rafraichi, agréable ! ça justifie bien cette « petite » absence, non ?

Enfin, pour l’heure, notre actualité, c’est la venue chez nous d’un Molière ébouriffant : le Malade Imaginaire. Mis en scène par Valentine Sergo, c’est une vision désopilante et contagieuse de cette pièce de Molière qu’elle nous propose de découvrir. Elle, et toute l’équipe qui l’entoure ! Car c’est une sacrée bande qui s’agite sur le plateau, une bande détonante qu’il vaut la peine de découvrir.

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

vendredi, 26 novembre 2010

Love Letters du 26 novembre au 19 décembre

 

 

Il y a des jours où l’on est content de ses paris, de ses intuitions. En tout cas, moi, aujourd’hui, je le suis. Là par exemple, c’est une idée, une envie qui a démarré autours d’un verre au cours d’un repas. Une envie d’acteur, ou plutôt d’actrice. Le désir permanent de dire un texte, de jouer une pièce, cette pièce. Et de le jouer à deux et pas avec n’importe qui. Donc le pari de jouer une pièce à deux, Love Letters d’A. R. Gurney. Une pièce qui raconte l’histoire d’un couple tout au long d’une vie, l’histoire de leurs échanges, de leur rencontre, de leurs attentes, de leur amour ; et le pari surtout d’une comédienne, Déborah Etienne, de jouer cela avec comme partenaire son conjoint : Frédéric Landenberg.

Bon, c’est vrai, je reconnais que j’étais un peu inquiet. Mais de toute façon je le suis toujours. Ben oui, pendant toute ma scolarité dramaturgique, on m’avait assené jusqu’à l’épuisement cette vérité certifiée universelle qu’un vrai couple dans la vie ne pourrait jamais donner un couple crédible sur la scène. On ne devrait jamais croire sur parole ses enseignants, surtout ceusse du théâtre ; experts en dogmes bétonnés et en sentences massives. Il faudra bien se résoudre à reconnaître une fois pour toute que ce sont des menteurs ou, pire, des candides !

Donc, un couple, un vrai, avec des enfants, des fins de mois difficiles, une journée lessive par semaine, des voisins sans-gêne, de envies, des projets, des rêves écornés et déjà quelques cicatrices de vie. Un couple normal, quoi, un de ces couples de héros du quotidien qui défend et entretient son coin de ciel bleu sur la terre. Un beau couple, simplement.

Eh bien, ce couple-là sur la scène, il déchire, comme on dit. Ce couple-là, il nous offre une part de leur intime. Attention, n’allez pas comprendre n’importe quoi. Je veux dire que ces deux-là, ces deux comédiens, unis à la vie pour un peu de meilleur et le moins possible de pire, ces deux-là nous dévoilent, nous offrent des bouts de leurs rêves, de leurs imaginaires, de leurs jardins secrets. Ils nous offrent des sentiments et du talent. Et il ne s’agit pas d’une démonstration, d’un éventail de leur savoir-faire, il s’agit d’une histoire qu’ils servent à deux, laissant ensemble la place nécessaire au spectateur pour qu’il puisse rêver et dessiner le couple joué comme il l’entend et le comprend.

Que dire de plus… Du bel ouvrage ! Tout simplement. Du bel ouvrage.

Bien sûr, ils ne sont pas seuls. Toute une équipe les entourent, les cajolent, les portent. Et puis aussi Vincent Babel. Un chef d’orchestre, un horloger, un maître d’ouvrage, un ami.

En commençant cette bafouille, je ne voulais pas être dithyrambique, ni entier, ni partisan. Mais quand j’ai la chance d’être témoin d’une aventure humaine et amoureuse de cette qualité, je ne peux qu’en témoigner avec plaisir.

Bref. Cette pièce, Love Letters, qui démarre chez nous à Pitoëff dans quelques heures, a été jouée par une foule d’acteurs des plus connus aux plus humbles. Vincent Babel, Déborah Etienne et Frédéric Landenberg s’en sont emparés et nous le restituent comme si c’était la première fois et c’est en cela que nous, spectateurs, témoins de cette Love Story douce amère, nous sommes privilégiés.

Ce spectacle en somme c’est un cadeau. Un cadeau à goûter avec tendresse.

 

mardi, 19 octobre 2010

Zorba, c'est fini!

12 octobre – Et nous voilà presque au bout. Premier spectacle de la saison, premier succès.

Presque trois semaines après le résultat des votations qui contribuent à l’étranglement de notre profession, il est réjouissant de voir que le public est si présent et si enthousiaste. C’est à se demander où sont ceux qui ont votés oui… Ils doivent être concentrés ailleurs. En Suisse allemande, peut-être. Tout va donc bien pour l’instant, les effets de la modification de l’assurance-chômage ne feront leurs effets que dans quelques mois. A ce moment-là, l’exploitation des derniers survivants du métier sera effective. Mais qui s’en souciera ? Tant que les gens préféreront manifester contre la fermeture d’un lieu où l’on peut danser et boire à loisir plutôt que contre le saccage du milieu culturel et la précarisation de ses acteurs quel espoir nous reste-t-il ? L’animation d’anniversaire ou de stages d’entreprises ?... Alléchante perspective….

 

18 octobre – Donc, c’est fini. Après la joie de l’histoire racontée, donnée, après la reconnaissance reçue, après le plaisir du travail bien fait, après la dernière soirée, le dernier repas, la dernière danse, voici le temps du deuil. Comme toujours.

Ce temps de route passé ensemble, avec cette équipe-là, m’a été délicieux. Je ne sais pas si c’est le terme juste, le plus approprié, mais c’est vrai, c’était délicieux, comme de mordre dans une figue fraiche les yeux plantés dans l’océan ; un vrai bonheur. Au point qu’ils me manquent tous. C’est comme si une famille, une communauté, existait par les liens qui se sont tissés, par l’adhésion au projet défini et à sa forme, et par l’empathie, la bienveillance des uns envers les autres. Et j’ose croire que le théâtre c’est aussi ça ; une vie d’équipe.

 

Bon allez! Petit florilège de ce que vous avez aimé... ou raté!

 

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Madame Hortense... dite Bouboulina!

 

 

 

 

 

 

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Zorba, le patron et Bouboulina!!!

Scène de fiançailles.

 

 

 

 

Belle histoire!!!


mercredi, 22 septembre 2010

Zorba d'après Nikos Kazantzaki, du 24 septembre au 17 octobre 2010 au Théâtre Pitoëff

Le roman de Nikos Kazantzaki Alexis Zorba fait partie des chefs-d’œuvre de la littérature. Texte célèbre, traduit dans une cinquantaine de langues, il est très régulièrement réédité à travers le monde entier. Son succès tient aussi à l’adaptation cinématographique réalisée par Michael Cacoyannis en 1964 : Zorba le Grec, avec Anthony Quinn dans le rôle-titre.

La pièce Zorba constitue une adaptation théâtrale, librement inspirée du roman en langue originale. La pièce vise à faire revivre cet homme incroyable, truculent, fantasque, irrespectueux de tout et de tous qu’a rencontré un jour Kazantzaki et qui lui a inspiré le personnage de Zorba. Cet homme-là est vu à travers les yeux du Patron, un intellectuel fasciné par la verve et les frasques de son compagnon.

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Miguel Fernandez-V., comédien et metteur en scène, ambitionne de faire vivre sur la scène de Pitoëff cette histoire qui lui tient à cœur depuis longtemps. Assisté du traducteur littéraire et conteur Gilles Decorvet, qui signe l’adaptation française du texte, il se réjouit de mêler rires, musique et danse pour cette expérience de libération intérieure !

Zorba se crée, Zorba se prépare, Zorba se pare de maquillage, de costumes, d'accessoires,...

Le metteur en scène Miguel est concentré, l'assistante Piera prend des notes, Jean-Michel règle les lumières, le théâtre est en effervescence. La tension sur la scène est palpable mais les comédiens ont la pêche, le sourire, ils semblent prêts, prêts à jouer face au public, à lui présenter cette réadaptation du texte de Zorba de N. Kazantzaki réécrite par Gilles Decorvet et mise en scène par Miguel Fernandez-V.

En avant première, quelques photos volées à leur insu... afin de nous faire patienter jusqu'au vendredi 24 septembre. On se réjouit!

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mercredi, 08 septembre 2010

Zorba 1ère semaine

C'est reparti...!

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jeudi, 24 juin 2010

C'est fini pour cette année

C’est drôle. Parfois les beaux jours me dépriment. L’installation du printemps, l’arrivée de l’été sont plus souvent pour moi des sujets à nostalgie qu’aux réjouissances des vacances toutes proches.

Ben oui.

Les beaux jours pour moi sont surtout le signe que la saison s’achève.

Une de plus.

Une nouvelle page dans l’album des souvenirs

Celle qui s’achève à présent a démarré sur les chapeaux de roues. Elle s’est écoulée tout au long de l’année pour atteindre l’allure paisible des fleuves au long cours.

Le théâtre comme un fleuve. La comparaison me plait.

Parfois rivière rebelle, torrent indocile, ruisseau espiègle, parfois fleuve tranquille, majestueux, menaçant, ce cours d’eau est toujours le même et toujours différent. Immuable et nouveau, constant et surprenant.

Le théâtre est tout cela ou devrait l’être. En tout cas, j’espère que nous, à Cavale, nous y arrivons. Ou tout au moins que nous y tendons ; passionnément.

La saison donc se termine. Autant dire tout de suite que nous sommes très satisfaits d’elle. Elle a été généreuse et nous a apporté notre part de rire, de réflexions et de passion. Mais une fois la vague de satisfaction passée, qu’est-ce que j’en ai retenu ? Que me reste-t-il ? Quelles traces ?

Quelques fulgurances, des images dans ma tête, des mots, des paroles, des actes, des regards.

Par exemple, le plaisir enfantin d’un guide entraînant une petite troupe de spectateurs dans les entrailles du théâtre.

Par exemple, la satisfaction d’un capitaine de vaisseau voyant voguer son bateau et le voyant beau.

Par exemple, le sourire d’un couple de spectateurs affichant simplement leur plaisir heureux.

Par exemple, les soutiens officiels ou discrets des uns et des autres et les perspectives d’avenir et les promesses et les acquis.

Par exemple, les cheveux que l’on s’arrache face à la pile des chiffres à remettre dans les bonnes cases.

Par exemple, les montagnes de pizza englouties à l’issue de chaque « autour de ».

Par exemple, le regard perdu d’une spectatrice nouvelle, confuse, réjouie, un soir de première de se voir, simplement, offrir un verre de kir et une tartine.

Par exemple, l’angoisse d’un auteur pendant que son texte se joue pour la première fois.

Par exemple, bien sûr, le centenaire d’une vieille dame qui allait être oubliée.

Par exemple, l’apéro offert en son honneur par le conseil administratif de la Ville de Genève.

Par exemple, l’absence du dit conseil ou d’un de ses représentants pendant le dit apéro.

Bref.

Cette année est émaillée d’autant de petites photos prises sur le vif qui, misent ensemble, révèlent une photo plus grande, plus ample, plus vaste. Celle d’un lieu bien sûr, la Maison Communale de Plainpalais, mais aussi celle d’une idée, d’un rêve, d’un but ; un but tenace. Un amour…

Formule que tout cela ? Non. Juste une conviction pas si sotte, ancrée dans le grand benêt que je suis. Conviction que je partage déjà avec quelques uns et que je partagerai avec qui en voudra.

Un amour oui.

Pour cet endroit et pour ces gens-là.

Et un amour dont je n’ai pas encore fini de vous parler.

 

C’est tout.

 

Non, ce n’est pas tout.

 

Cette année s’achève tout de même sur deux événements importants.

 

Notre attachée de presse est partie voguer sous d’autres lieux. Je ne sais pas encore si je lui en veux ou si je l’envie. En tout cas, l’univers « cavalien » est modifié à tout jamais. Ce sera ni mieux ni pire, ce sera différent. Je crois que je ne lui ai pas assez dit à quel point je lui suis reconnaissant de son passage parmi nous. Alors je le dis :

 

- Reb ? Je te suis très reconnaissant de ton passage parmi nous. Et des plats du jour partager ensemble. Et des fous rires et des engueulades et des projets et des parlottes.

 

 

La deuxième, c’est que depuis bientôt un an mon fils réussit à chaque fois un duicide intégral. Mais ça c’est pour les initiés.

 

Bel été.

 

 

mercredi, 05 mai 2010

La maison de mes pères - Critique de Marie-Pierre Genecand "Le Temps"

critique que vous pouvez lire sur le site du Temps www.sortir.ch

http://www.sortir.ch/spectacles/info/event.T.46496?extras...

La Maison de mes pères

Une série théâtrale, drôle d'idée? Pourquoi pas? Pourquoi la scène ne pourrait-elle pas, comme la télévision, fidéliser un public autour de héros populaires? Dans La Maison de mes pères, Didier Carrier remet le couvert polaire qu'il a dressé il y a trois ans avec La Vierge froide, du Danois Jorn Riel, et les retrouvailles sont tout sauf glaciales. Sur le plateau, le même igloo, les mêmes frigos et, surtout, incarnés par les mêmes acteurs, les fidèles trappeurs, rudes, attachants et joliment hâbleurs. Mais, comme dans les bonnes familles, le cercle s'est élargi: l'enfant et la nourrice ont paru et leur présence tempère les débordements des barbus bagarreurs.

Martine Paschoud, en fourrures et peaux, assise dans un frigo, l'air réjoui... Rien que pour cette vision d'anthologie, La Maison de mes pères vaut la visite. Dans le rôle d'Aviaja, une vieille femme qui s'est retirée sur la glace pour attendre la mort, – «le campement des têtes tristes», en inuit –, l'ex-directrice du Poche semble savourer la facétie. Elle est d'ailleurs si appétissante sous son capuchon esquimau, que les trappeurs la ramènent à la maison comme nourrice d'Agojaraq, leur bambin commun. C'est que, même à cinq, il est plus facile de faire un enfant à une Inuit partageuse que d'éduquer le fruit de ces amours collectives. Qui est le père du joli métisse polaire (Sarah Marcuse)? Peu importe, en fait, personne ne s'en soucie vraiment. Les compagnons de Pete (Didier Carrier) ont d'autres préoccupations: il faut combattre les démons de l'alcool de Small Johnson (Jef Saintmartin), les démons chrétiens de Géobald (Daniel Vouillamoz), coincé sur la fonction flagellation. Et le démon tout court, le Père Brian (Erik Desfosses), faux prêcheur et vrai profiteur. Et puis, il faut éduquer Agojaraq, entre chasse à l'ours et civilisation...

Chaleureux, le spectacle fonctionne comme La Vierge froide: une suite de situations cocasses, plus ironiques cette fois que poétiques, faisant l'apologie du cœur sur la raison. Entre hommes, on se comprend, et si une femme s'aventure dans la maison, elle a intérêt à adopter le même ton. Patrick Brunet, Mathieu Loth et Florian Sapey figurent encore à l'affiche de cette aventure collective qui est à la scène théâtrale ce que les fanfares alternatives sont à la scène musicale: un bol de fraternité et de gaité arrosée.

 

Marie-Pierre Genecand

jeudi, 22 avril 2010

bande annonce - La maison de mes pères

VISIONNEZ LA BANDE ANNONCE DE "LA MAISON DE MES PERES" DE JORN RIEL DANS UNE MISE EN SCENE DE DIDIER CARRIER

http://www.tpcm.ch/cavale/vierge.wmv

 

 

 

 

 

dimanche, 11 avril 2010

Bling blague blog

Est-ce que quelqu’un, un jour, quelque part a déjà osé s’élever contre la tyrannie du blog ?

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc qu’on s’inflige de produire des textes plus ou moins pertinents, rarement nécessaires et que souvent l’on voudrait intéressants ?

C’est un peu comme si on se disait chaque semaine: Tiens ! Si j’allais faire un petit sommet ? Allez, hop ! Peu importe le temps, l’équipement, la saison. Hop ! Droit en haut la pente ! Hein ? Quoi ? Plaît-il ? Huit heures de marche ? Bagatelle. Hein ? Quoi ? Des ampoules, des crampes, des courbatures ? Billevesées. Hein ? Quoi ? La météo, la fatigue, l’itinéraire ? Chansons que tout cela. On ne va pas se retenir pour si peu. D’ailleurs, rien d’extraordinaire là-dedans : mon beau-père, du haut de ses 75 ans, le fait bien, lui. Bon, d’accord, il l’a toujours fait. Mais c’est pas une excuse. Alors, moi, ne puis-je pas de temps en temps commettre un petit billet d’humeur sur ce blog ? En prenant par la face nord de mon clavier, ça devrait être choses aisée, non ? Et pourtant je maugrée, je râle, je marmonne, je médis, je négocie, je marchande, je repousse, je récalcitre. Bref, je traîne des pieds. Allez savoir pourquoi. Parce que, cela dit, ce ne sont pas les sujets qui manquent ! Tenez, rien que chez nous, dans notre petite cuisine qui nous sert d’épicentre administratif, logistique et artistique de Cavale, y en aurait des choses à dire, des secrets à révéler, des rumeurs à laisser courir… Ah ! Si je voulais… On en remplirait, des blogs. Parce qu’il y a des vies mouvementées par ici, pas besoin d’aller à l’autre bout de la planète ou d’acheter la collection complète de Voici. Y a qu’à tendre l’oreille. Y en a des choses crousti… euh… passionnantes. Je vous dis que ça. Et je n’en dis pas plus. Non, je ne dirai pas que Véro, hein ? Véro… Ni qu’Amandine… parce que là… enfin… je me comprends. Il faut aussi souligner que Gilles ne fait pas mieux; si j’ose dire. Et puis Sandra… eh bien, Sandra… si vous saviez… Quant à Rebecca… Alors là, c’est le pompon ! C’est plus un blog qu’il me faudrait, mais un libre accès aux commandes intégrales de Google ! Pas moins. Parce que si avant on disait débordement, fantaisie, imagination, maintenant on dit: Tiens ? Rebecca. C’est dire… Mais bon, comme je vous le disais, je ne vous le dirai pas. Ce qui est dit est dit. Et moi ? Moi ? Y a rien à dire, je vous dis.

Bref, bon, alors, de quoi vais-je vous parler…? Des futurs travaux ? C’est un peu tôt. C’est pour l’année prochaine. Des élections à venir ? C’est pas vraiment notre rayon… De la situation politique, guerrière et intégriste au Proche-Orient ? Non plus, pas assez compétent. Du prochain mondial de foot ? Non, manque de motivation. C’est vrai quoi, le fait de savoir que l’Espagne va gagner classe le sujet, vous ne trouvez pas ?

Non, pour être un peu sérieux, la chose la plus importante pour nous, c’est notre actualité et celle-ci est toute remplie de notre prochaine pièce. C’est la dernière de la saison et c’est une création. Il s’agit de La maison de mes pères d’après le texte de Jørn Riel. Cette création est réalisée par la même équipe que celle qui avait créé La vierge froide; vous vous souvenez ? Ces petites histoires qui se déroulaient dans le Grand Nord. Là où ils ont inventé le mot froid. Là où il y a peu de monde et beaucoup de phoques. Là où la majorité des quelques Européens qui survivaient sur place étaient regroupés dans ce qui s’appelait la société des chasseurs. Là où la solidarité, l’entraide et la communauté n’étaient pas des mots creux; même distants de deux jours de traîneaux. Là où ça sent bon le mâle en conservation et le chien mouillé. Eh bien, La vierge froide parlait de ça. De rêves, de tricots, de fantômes et de rhum. Un monde d’hommes. Rudes et malgré tout attentionnés. C’est tout cela, La vierge froide. Je dis c’est, car nous allons avoir la chance que l’équipe de Didier Carrier, le metteur en scène, soit d’accord de reprendre ce premier opus pour quatre représentations. Un coup de chance ! Surtout si vous l’avez raté !

Quant à La maison de mes pères… Eh bien, c’est la même chose avec des femmes en plus ! Ben oui. Parce que, malgré tout, ces hommes côtoyaient tout de même quelques femmes. Des Inuits surtout. Et les notions d’invitation et d’accueil les uns chez les autres avaient des résonances épidermiques parfois, voire même procréatrices. C’est donc le sujet de ce nouveau spectacle. Situé un peu plus au sud du Grand Nord, c’est l’histoire du fils d’une Inuit qui ignore lequel des chasseurs de la région est son père ou même s’ils ne le sont pas tous un peu. Quel pays ! Mais bon, ça, vous vous en doutiez.

Miguel Fernandez-V.

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jeudi, 25 mars 2010

LA MAISON DE MES PERES de Jorn Riel

 

LA MAISON DE MES PERES de Jorn Riel

 

Odyssé Théâtre
Mise en scène : Didier Carrier
la maison de mes pèrescopie.JPEG
Avec : Sarah Marcuse, Martine Paschoud, Patrick Brunet, Didier Carrier, Erik Desfosses, Mathieu Loth, Jef Saintmartin, Florian Sapey
et Daniel Vouillamoz



Après La vierge froide et autres racontars, Odyssée Théâtre poursuit son périple arctique en explorant cette fois La maison de mes pères, autre récit burlesque et tendre de l’auteur danois Jørn Riel.
Suivons le parcours d’Agojaraq, métis Esquimau entouré de ses cinq pères possibles et de sa vieille nourrice Aviaja, de l’enfance jusqu’à la maturité. Faisons connaissance avec ces person¬nages, si truculents et hauts en couleur, que sont Brian le faux prêcheur, Dad Matthew et son « partenaire », M. Pickerin, gérant de comptoir ou encore Josva, l’Esquimau chrétien.
Bienvenue dans un autre monde, celui des Inuits.

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jeudi, 04 mars 2010

Quand la vie bégaie à Pitoëff

J’adore ce titre.

Quand la vie bégaie… C’est parlant. Ça évoque l’indécision, l’hésitation, la peur, l’angoisse, la fragilité, la timidité… ça évoque ces moments de perdition où l’on ne sait plus où aller ni que faire ni, bien sûr, que dire. Ça m’arrive aussi. Lorsque je ne suis pas sûr de ce que je vais dire et, donc, de ce que je pense. En fait, ça m’arrive assez souvent… Et j’imagine sans problème que la vie  aussi doit souvent ne pas trop savoir comment dire la suite des événements et que par conséquent, forcément, ce qu’elle dit peut être chaotique, décousu, ou monstrueux…

Vendredi soir, j’ai assisté à la première de « Quand la vie bégaie… » dans une mise en scène de Camille Giacobino. Etant en plein répétition ailleurs, je n’avais pas  pu suivre les répétitions et je n’avais du spectacle que le souvenir d’un DVD vu un an plus tôt… et l’enthousiasme des collègues… enfin… surtout une… Bref !

Vendredi, j’ai vu en vrai Maggie et Humphrey. Deux artistes un peu perdu, un peu errant, un peu naïf, un peu tendre, un peu fatigué et terriblement attachant. J’ai vu un homme et une femme face aux indécisions de la vie continuer à marcher pour ne pas mourir. J’ai vu leurs luttes permanentes et perdues d’avance (car qui peut se vanter de gagner contre la vie !), j’ai vu leurs peurs, leurs petitesses et leur amour. J’ai vu leurs rires et leurs plaisirs. J’ai vu et entendu leurs voix à en être touché, ému parfois, et je me suis surpris à espérer qu’ils gagnent…

Mais que je sache personne n’a jamais gagné..  ça se saurait…  Jésus peut-être… ou Bouddha… Mais faut y croire…

Quoi qu’il en soit, vendredi soir à l’issue de la première, j’ai eu la conviction que Nathalie et Pascal, ainsi que leur musicien, avaient gagné un pari ; un pari avec la vie. Pas contre mais avec. C’est un peu la fable du chêne et du roseau. On peut décider de ne pas plier au risque de craquer. On peut décider de plier au risque d’être écrasé… Il n’y a pas de solutions toutes faites.

Il y a des femmes et des hommes qui cheminent malgré tout avec les poids et les contraintes qu’ils portent librement ou qu’on leur impose… Il y a nous et nos rêves, nous et nos obligations, nous et nos limites. Le tout est de savoir jusqu’où nous sommes d’accord d’aller.

Miguel Fernandez-V.

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vendredi, 26 février 2010

Bande annonce - Quand la vie bégaie

Cliquez sur ce lien et visionnez la bande annonce

 

www.tpcm.ch/cavale/vie.wmv

 

 

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photos: Emilie Batteux
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mardi, 16 février 2010

Quand la vie bégaie au théâtre Pitoëff

QUAND LA VIE BEGAIE de Valérie Poirier

Mise en scène : Camille Giacobino

du 26 février au 14 mars 2010

Théâtre Pitoëff - Genève

Avec Nathalie Cuenet et Pascal Berney.

Humphrey et Magie forment un duo d’artistes de music-hall depuis des années. Ils naviguent : entre deux âges, entre illusion et réalité, entre espoirs et doutes…

Ce spectacle est un petit bijou de poésie et de drôlerie.

Infos et réservations : 079 759 94 28 ou www.cavale.ch

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lundi, 08 février 2010

Elvire Jouvet 40 - Miguel à Vidy

Elle essaye encore une fois. Les mots sortent avec précision, saccadés plutôt que déclamés. Ce sont des paroles d’amour, des paroles de suppliques, des paroles d’avertissement aussi, car la fin est imminente et elle sait que celle-ci ne sera pas heureuse. Elle parle. L’un écoute et l’autre entend. C’est-à-dire qu’il est touché, ému par le retour de cette femme après l’affront que l’autre lui a fait subir. Il est ému et il pleure, et son patron, son maître, s’en moque. Elle parle. Et soudain, le maître, le vrai, celui qui écoute vraiment, celui pour qui tout cela se joue devant lui, celui pour qui ces trois élèves comédiens interprètent cette scène depuis un an, toujours la même, le maître dit que non, que cela ne va pas. Et il explique, détaille, critique. Et il se fâche, explose, s’enflamme. Et il médite, rêve, prévoit. Ainsi Louis Jouvet fait-il travailler à ses élèves, Léon, Octave et Claudia, surtout Claudia, cette scène de Dom Juan; l’Annonciation d’Elvire, le dernier avertissement du ciel. Ainsi en cette année 1940, alors que la France est en pleine débâcle, alors que les Allemands sont là, alors qu’une chape de plomb va s’étendre sur Paris, ainsi le conservatoire national vit-il la fin d’une époque.

Et je suis témoin de ça. Pleinement. Enfin, pas vraiment.

Nous sommes en 2010, à l’aube d’une nouvelle décennie au moment où l’an 2000 évoque plus de nostalgie que d’espoir alors, imaginez, l’an 1940…

Devant moi ni Louis Jouvet ni Claudia, mais deux acteurs: Jacques Roman et Isabelle Caillat. Ce sont bien les mots prononcés en 1940, mais ceux qui les portent, qui les disent, qui les défendent sont d’aujourd’hui, d’ici et de maintenant.

Voici déjà deux semaines que je travaille avec eux. Deux semaines que j’entends ces mots. Deux semaines que les idées, les professions de foi et les révoltes qu’il contient travaillent en moi. Je suis fasciné par cette intelligence et cette exigence; cette quête artistique et spirituelle. Car là, il s’agit bien de spiritualité, le désir incompressible de s’élever, d’atteindre l’inaccessible étoile, comme chantait le poète.

Pourtant rien n’est évident. Je suis arrivé avec une idée, une housse dans laquelle je croyais possible d’emballer tout ça. Sottise et orgueil. Ça ne marche pas. Et le texte rectifie tout. Et puis Jacques Roman. Un acteur au sens fort du terme. Un intellectuel. C’est-à-dire un qui réfléchit, qui discute, qui propose, qui confronte. Un qui dit ce qu’il a à dire. Un qui jongle avec les idées. Un artiste. Un besogneux. Et puis Isabelle Caillat. Une actrice. Une présente, une observatrice, une artisane, une candide, une forte, une qui a peur et qui fait face, qui plonge car elle sait qu’il faut en passer par là. Une reine. Et moi, moi, je me sens l’âme d’un Sganarelle, d’un imposteur, d’un laborieux. Je me sens et je me sais privilégié. Même si parfois, je ne fais que prévenir (Gardez-vous à droite! Gardez-vous à gauche!), qu’arranger les bidons, je me sens aussi passeur, chargé de l’immense privilège et du grand honneur de raviver une flamme, un éclairage plus que jamais pertinents pour notre microcosme de théâtreux d’ici et pour le public qui n’est jamais assez exigeant.

Bien sûr, je fais une légère infidélité à Cavale pour pouvoir transmettre cette pensée, ce discours, cet idéal au public. Mais je crois que cela en vaut le coup. Les mots de Jouvet sont une fondation, pour tout pratiquant de notre art. La maison théâtre est encore solide. Ses bases sont inébranlables et son avenir est présent.

J’angoisse parfois à cause de ce lien « conservatoire-histoire (défaite de la France) ». Impossible de faire l’impasse là-dessus.

Je m’étonne d’ailleurs de cette constante de Jouvet qui malgré les évènements reste, jusqu’au plus long qu’il lui est possible, en place; tel un capitaine. Je m’étonne aussi, et je comprend, forcément, sa « fuite » par la suite...

Cela me renvoie à une bête question: Qu’aurais-je fait à sa place? Que ferai-je si mon pays est envahi par l’ennemi, le vainqueur, et qu’il me prie de travailler pour lui? Que dirai-je? Que ferai-je? Quelles seront mes ancrages? Nous n’en sommes pas là, Dieu merci. Mais ces questions désuètes, presque déplacées, me poursuivent. On sait que Charles Dullin eut des bassesses pour l’occupant, que Louis Jouvet s’enfuit, que Jean Villar travailla pour Vichy et que Jean Gabin s’engagea dans l’armée du côté de de Gaulle; dans la division Leclerc. Ce qu’il paya à la Libération. Et moi? Et nous? Que ferions-nous? Si le canon tonnait, quel théâtre proposerions-nous? Et qu’y défendrions-nous? Je ne sais pas. Mais j’ai espoir.

Miguel Fernandez-V.

http://www.vidy.ch/saison.htm

mercredi, 13 janvier 2010

Sor Juana Inés de Cruz

J’ai rencontré Sor Juana Inés de la Cruz il y a près de 20 ans en haut d’un escalier roulant... On avait exposé des livres la concernant et il y avait sa photo ou, plus exactement, celle d’un tableau la représentant : assise tel un prélat à son pupitre, encadrée par un théâtral rideau pourpre et, en arrière fond, une magnifique bibliothèque. Son regard intelligent et espiègle m’attira. Rien d’une religieuse pénitente. Il fallait en savoir plus. Direction le Mexique et le couvent de Saint-Jérôme dans la vieille ville de Mexico. Rencontre avec une étrange statue qui me dit de pousser les grilles du couvent. La suite, c’est dans "Songe d’une Soeur". Le rapport entre la religion et l’écriture m’avait toujours passionné, et Sor Juana en était l’exemple et le contre-exemple parfaits. Elle avait écrit tout ce qu’il ne fallait surtout pas écrire dans un couvent (des comédies de cape et d’épée, des sonnets amoureux très profanes, des poèmes philosophiques et même des poésies burlesques et des satires sexuelles). En même temps elle écrivait aussi des chants de fête religieux, des pièces glorifiant l’eucharistie et des hommages à la Vierge. Toutes les beautés et les contradictions du monde baroque. Ce beau mélange déplut souverainement à sa hiérarchie qui fit tout pour lui mettre des bâtons dans les roues de son carrosse. Mais elle était têtue et aussi protégée par les vice-reines du Mexique qui étaient irrésistiblement attirées par cette forte personnalité. Comme elle n’avait peur de rien, elle se mit à défendre le droit pour les femmes à accéder au savoir et renvoya son inquisiteur de confesseur. Cela eut de graves conséquences, et la fin de sa vie est dramatique... mais je ne veux pas tout dévoiler. Dramatique, le mot est lâché. La vie de cette femme est théâtrale. Après avoir écrit un mémoire sur elle, puis une thèse de doctorat, j’ai publié un livre en espagnol puis en français, avant de rédiger un "Journal mexicain" dont elle est le fil rouge. Conférences, essais, cours, il ne manquait qu’une pièce de théâtre. Ce fut d’abord une pièce poétique qui peu à peu se transforma et devint "Songe d’une Soeur".

Pour concrétiser ce rêve - ma première pièce de théâtre! - il fallait une rencontre avec un passionné de Sor Juana et du monde latino-américain dont il est issu, et ce fut Roberto Salomon. J’avais introduit un bouffon, Roberto les a multipliés, leur donnant parfois le premier rôle. Ils volent souvent la parole aux personnages principaux, créant un rythme nouveau. Nous avons collaboré étroitement, toujours dans le respect de l’autre et évidemment de Sor Juana. Car c’est elle bien sûr, l’héroïne de cette aventure, elle que j’aimerais faire découvrir à un public qui ignore souvent son existence alors même qu’elle est une icône vénérée au Mexique et que l’on projette de transférer sa dépouille au panthéon des grands Hommes du pays à l’occasion du 200ème anniversaire de la Révolution mexicaine.

Vous connaissiez Zapata et Pancho Villa, attendez de connaître Sor Juana Inés de Cruz!

Jean-Michel Wissmer

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mardi, 22 décembre 2009

Le mot du directeur

 

Voilà.

L'année se termine doucement.

Le centenaire se trouve enfin derrière nous et devient peu à peu un souvenir, important, de notre passage entre ces murs.

Conditions d'occupation du lieu obligent, nous avons du débarrasser le théâtre de nos traces. Nous y retournerons un peu plus tard; dans trois semaines.

Un autre spectacle s'est donc installé pour utiliser ce temps de disponibilité forcée. Un excellent spectacle d'ailleurs. Mais un spectacle qui ne dépend pas de nous; un spectacle qui doit soudain faire face à ses propres difficultés de création, qui doit en plus porter la lourdeur de fonctionnement de cette maison et qui n'a pour seul soutien que la bonne volonté des employés présents. Tout cela frise le gâchis. Et confirme la fragile réputation de ce théâtre, réputation que nous nous acharnons à préserver et à consolider afin que ce lieu soit reconnu comme un réel point de rencontre entre théâtre et public d'ici.

Mais peut-être sommes-nous les seuls à le vouloir vraiment. Je ne sais pas. J'ai des doutes. C'est vrai que les signes sont contradictoires. Tenez! Le spectacle que nous avons écrit et créé pour célébrer le centenaire a été plébiscité. Le public a littéralement adoré. Nous aurions pu sans problème prolonger d'une semaine nos représentations et je me demande même si cela aurait été suffisant. La presse est venue aussi et elle a complimenté cette création hors norme. Et puis, il y a eu les collègues, les copains, les gens du métier qui ont aussi apprécié ce spectacle. Bref, à l'exception de l'incontournable schtroumpf grognon, ce projet a été un succès et, dans la limite des moyens dont nous disposons, nous avons, en toute simplicité, rendu un bel hommage à la Maison Communale de Plainpalais. Et nous étions les seuls. Il y a près de deux ans, lorsque nous a avons parlé pour la première fois de notre désir de célébrer le centenaire de cette maison incontournable dans l'histoire de Genève, nous n'avons rencontré qu'un intérêt poli. Un haut fonctionnaire nous avait même dit que des anniversaires, s'il le faut, ça se trouve.... Certes.

Lorsque nous avons démarré les démarches et le processus de création, nous avons sollicité des soutiens auprès des instances les plus diverses. Bien sûr, je ne doute pas que les agendas des différents responsables privés et publics de notre petite république ne soient copieusement remplis et qu'il y avait certainement des priorités bien plus urgentes à assumer en ce soir de 28 novembre que de rendre un hommage, même sobre, à ce lieu d'histoire. Faut dire qu'étant donné la façon dont on a rendu hommage à Calvin pour son 500ème anniversaire, nous devions être bien naïf de nous attendre à autre chose. Mais peut-être que tout le monde s'économise pour les festivités à venir autour de Rousseau. En fait, on avait raison; des anniversaires on en trouve toujours...

Mais après tout peu importe!

Notre principal objectif, la raison première pour laquelle nous faisions ça (nous faisons ça!), notre seul but a été atteint: le public est venu et il est reparti content. Et même, je crois, un peu plus savant qu'il n'est venu. Et c'est assez réconfortant comme pensée... Un bout d'histoire a été réactivé et transmis. Chacun en fera bien sûr ce qu'il en veut, mais au moins aura-t-il une idée de là où nous venons; ça peut aider à savoir là où on va.

A part ça, autre chose d'important s'est passé. Une metteure en scène est arrivée: Amandine Sommer.

Une toute nouvelle, une bleue, une débutante, une qui n'a pas encore de théorie, de préjugés et de crédo. Une néophyte. Une qui démarre!!

C'était sa première réalisation. Et bien! Pour un premier coup, c'était pas trop mal réussi. Je peux même dire que j'en ressens un petit coup de fierté. En toute simplicité.

Autre chose aussi d'important: La Troupe Ment. La Troupe Ment: une troupe de théâtre; amateur comme on dit. Mais on ne comprend pas toujours ce qu'on dit. Je crois que là on a tout faux. C'est pas la bonne question. La Troupe Ment, c'est d'abord une bande de passionnés, d'exigeants et de joyeux lurons! La Troupe Ment, c'est une équipe d'aficionados qui n'a pas démérité dans cette aventure, au contraire! La Troupe Ment, c'est un réel soutien, c'est la preuve que les beaux projets se mènent jusqu'à leurs termes grâce à l'enthousiasme, à la passion et à la générosité de tout un chacun; sans oublier leurs talents. Et cette maison méritait bien ça.

Bien sûr, il y a eu plein d'autres gens là-dessus. Plein d'autres acteurs et plein d'autres gens en périphérie. Tous ont apporté leur pierre à cette histoire. C'est donc bien une aventure collective que nous avons bâti ici pour le public; c'était comme une cordée où chacun avait sa place et grâce à qui nous sommes tous arrivés au sommet.

Merci donc à tous de ne pas l'oublier et d'y avoir laisser votre trace.

Et puis, surtout n'oubliez pas de fêter la nouvelle année; elle ne peut être que riche en surprise. A nous de faire que ces surprises soient une invitation à aller de l'avant.

 

Bonne année.

Miguel Fernandez-V.

lundi, 21 décembre 2009

JOYEUX NOEL A TOUS ET A TOUTES

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Soit le centière Noel que va vivre cette maison....

Et pour chaqe Noel écoulé ici, les doigts du temps on laissé une trace sur les murs de ce batiment.

Le poète disait que:

Ceux qui font de leur vie une belle aventure

Marquent chaqe victoire en creux sur le figure

Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus

Parmi tant d'autres creux, il passe inaperçu.

Nous nous souhaitons donc à tous un creux de plus.

De ceux qui tracent des sillons qui racontent des histoires

De ceux qui font sur nos bouilles des rayons de soleil

De ceux qui disent que nous avons plus vécu que subi.

Nous nous souhaitons donc un bon nouveau départ pour les cent ans à venir

Nous nous souhaitons à tous, comme disait un autre poète, d'aimer ce monde cabossé à tort et à travers

C'est peut-etre la chose la plus intelligente qu'il nous reste à faire

Amandine, Gilles, Miguel, Rebecca, Sandra, Véronica

 

Rendez-vous en 2010!

VOUS POUVEZ DES A PRESENT RESERVER VOTRE SOIREE
"SONGE D'UNE SOEUR" PAR ROBERTO SALOMON /
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samedi, 05 décembre 2009

Dans les coulisses des années folles

Dans les coulisses des années folles

Paru le Vendredi 04 Décembre 2009

   NICOLA DEMARCHI    

 GENÈVE - «100 dessus dessous», une création du Théâtre en Cavale, rend hommage au Théâtre Pitoëff et emmène le public dans les dessous de cette salle mythique. Rencontre.

 


«Le bâtiment a été construit en 1909 suivant le style de l'époque», annonce fièrement un hilarant directeur de compagnie en redingote et chapeau cylindre dans les soutes du théâtre. «Sur ces planches ont débuté Michel Simon, Ernest Fournier et bien sûr le grand Georges Pitoëff.» Non, ce n'est pas une visite touristique. Ni un bal masqué itinérant. 100 dessus dessous, le spectacle événement que la compagnie du Théâtre en Cavale dédie jusqu'au 13 décembre aux cent ans de vie de l'établissement qui les accueille, s'amuse à briser les conventions. Au menu, une piquante opérette dans le style de l'époque, une balade dans les coulisses de l'ancien théâtre, le tout dans un décor – celui de la Salle communale de Plainpalais – qui fait parfaitement office de scénographie. L'hommage tourne ainsi au spectacle total où les limites de la scène s'effritent tout en dégageant la vue sur un autre spectacle: celui du temps.
«Notre public a été surpris de voir ainsi transfiguré le bâtiment, nous confie la metteure en scène Amandine Sommer. Ici chaque spectacle a sa propre couleur, mais pour la première fois, nous avons investi tous les lieux du théâtre censés faire corps avec le concept de la pièce.» Ainsi, lorsque l'on franchit l'entrée du Pitoëff avant les représentations, c'est un autre monde qui s'ouvre aux yeux du spectateur-visiteur: celui des années folles, l'âge d'or du Pitoëff. Un théâtre à l'histoire aussi riche en événements que pauvre de souvenirs. «L'histoire du théâtre Pitoëff est floue car aucune archive n'a été tenue. De plus son histoire se mélange souvent à celle de la salle du rez-de-chaussée où l'on organisait aussi bien des bals et des conférences que des matchs de boxe.» C'est sans doute pour ça aussi qu'une promenade dans les coulisses était nécessaire, car c'est là que se niche parfois l'histoire d'un théâtre. «Mon expérience de scénographe m'a souvent amenée à suivre les spectacles des coulisses, précise Amandine Sommer. L'envers du décors est pour moi déjà tout un spectacle. Je voulais y emmener le public, brisant au passage un tabou ancestral de la profession, pour susciter le même émerveillement.» Et les coulisses du Pitoëff ont en effet tout le charme du théâtre d'antan: une scène «à l'italienne», des «costières» manoeuvrées par des machinistes qui bougent les décors en «cartons-pâtes», éléments qu'on verra pour la première et la dernière fois. Car si le destin de la salle n'est pas encore écrit, celui des vieilles machineries est scellé. Des travaux condamneront les costières du théâtre. Situation paradoxale pour une salle aussi bien située et au passé aussi riche. «Destiner la salle à la culture serait magnifique, mais – ajoute la metteuse en scène – il n'y a, à l'heure actuelle, aucun programme précis concernant son futur.»
L'heure n'est pas aux revendications. Quand le rideau se lève la jouissance et l'hilarité font brèche. Au final, après un inévitable dépaysement, le public applaudit sans ménage cette hilarante compagnie d'autrefois. I
Note : Jusqu'au 13 déc, Théâtre Pitoëff, 52 rue de Carouge, Genève, rés. tél: 079 759 94 28, www.encavale.ch
Me 9 déc à l'issue de la représentation: «Pitoëff a 100 ans!», rencontre animée par Eric Eigenmann, professeur de dramaturgie à l'Université de Genève

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samedi, 28 novembre 2009

Ce soir, c'est la première.

 

Ce soir c'est la première. Tout se joue à 20h30. Sacré échéance…

On a beau avoir une équipe solide, composée de comédiens chevronnés, à chaque fois c’est comme si on allait passer un examen oral décisif. Fichu métier… Comme disait un collègue : « Moi qui ai toujours détesté les examens, je fais un métier où j’en passe un tous les soirs ! » C’est vrai. C’est un métier de dingue.

Mais si on veut faire pire, quelque chose comme la cerise sur le gâteau, c’est quand on se décide à écrire un texte pour ses potes comédiens. Alors là, on touche le fond du masochisme. Car non seulement on passe l’examen du public, mais avant cela, faut affronter la critique, l’avis, la sentence, la mine dubitative, le dédain, la distance ou le coup de foudre des comédiens ! Et ça, croyez-moi, c’est pas simple ; pas simple du tout ! C’est un coup à rester au bar et à se cacher dans son verre quand le public sort.

Mouais…C’est une drôle d’affaire que d’écrire un texte ; surtout si ce texte est une commande. J’entends par là, un texte que vous n’avez pas décidé d’écrire mais qu’on vous a commandé sur un thème, une histoire, un rêve que vous n’avez pas eu au départ.

Je dis bien au départ car ensuite, le rêve, vous le faites ! Et il est beau, et il est dingue, et il est drôle, et il est… Vous vous l’appropriez et il est ce que vous voulez qu’il soit au point d’en être insupportablement confortable…

Et puis, voilà-t-y pas que vous le confiez à une metteure en scène, qui le passe à une équipe, qui s’en empare, qui le triture, le toilette, le teste, le digère, le régurgite et surtout qui lui donne des couleurs auxquelles jamais, ô grand jamais, vous n’auriez pensé ! Et puis voilà qu'il n'est pas du tout comme prévu !!!

C’est même pire que ce que vous aviez imaginé, que ce que vous aviez deviné, que ce qu’on vous avait laissé entendre !!!

C’est pas du tout ça !

En fait, c’est… mieux. Etonnamment, mieux.

C’est vrai ; quand on rêve à quelque chose, qu’on le dessine dans sa petite tête, qu’on joue avec, qu’on le modifie au gré de nos humeurs et de nos envies, finalement, on reste dans un quant à soi, bien au chaud dans ses propres idées et convaincu qu’on a bien raison de penser exactement comme soi et de le dire. En fait, pour peu qu’on n’y prenne pas garde, on tourne en rond autour de soi avec soi.

Mais là…

Là, c’est tout différent.

Là, c’est chouette. C’est un peu comme si on venait de mettre au monde un enfant que l’on voudrait préserver de toutes les misères du monde et pour qui on a des projets immenses et délicieux, un enfant qu’on voudrait cocoler, protéger, ouater. Et voilà que l’enfant grandit et que ce qu’on lui a donné, ce qu’on lui a transmis, l’emmène ailleurs. Vers un autre horizon. Et c’est tant mieux ! Même si ce n’est pas là, qu’on croyait que ce serait bien.

Alors après tout, il n’y a plus qu’à être reconnaissant et laisser s’envoler les mercis!

Merci d’avoir adopté cet enfant, de l’avoir fait décoller, de lui avoir donné chair, esprit et roublardise.

Merci de l’avoir rendu humain.

Merci de nous, de m’avoir surpris.

Merci à tous ceux et à toutes celles qui l’ont accompagné, aidé à grandir, qui m’ont alerté, conseillé, suggéré.

Merci aussi d’avoir été des modèles ; parfois à votre insu. Mais soyez sans crainte, cela aura été sans méchanceté, envie ou bassesse.

Je crois que ce n’est que comme ça qu’il pourra voir du pays, qu’il pourra grandir et nous parler ou pire : nous instruire !

Merci enfin d’avoir permis à ce théâtre de résonner d’une histoire éternelle et étonnante à chaque fois.

Merci d’avoir donné à cette histoire un peu de chacun de vous ; c’est un cadeau d’amour, oui d’amour, dont je vous suis, dont nous vous sommes simplement reconnaissant !

Merci à vous Camille, Dimitri, Fred, Gilbert, Gilles, Rebecca et Stéphane, vous êtes plus vrai que je ne l’avais imaginé. Merci à vous Amandine et Christine, pilotes de ce bateau au long cours. Merci à vous, La Troupe Ment, vous êtes (un peu) fou ; et c’est génial ! Et merci à Cédric, Daniel, Jean-Daniel, Jean-Michel, Johannita, Laurence, Michel, Valérie et Véronica ! C’est surtout grâce à vous que tout peut se faire ; et je crois qu’on ne le dira jamais assez !

Belle première !

Et… amusez-vous bien !

Miguel Fernandez-V.

vendredi, 27 novembre 2009

Bande annonce - 100 Dessus Dessous

Visionnez la bande annonce du spectacle évènement d'Amandine Sommer

"100 Dessus Dessous"

du 27 novembre au 13 décembre 2009

Théâtre Pitoëff - rue de Carouge - Genève

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